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Questions essentielles

  • Diverses vues sur le sujet
Lundi 2 juin 2008


Ananas connection ou Ananas (pineapple) est un film documentaire d'Amos Gitaï sorti en 1984 dénonçant certains méfaits de la mondialisation libérale.

La colonisation et l'annexion d'Hawaii par les États-Unis via la production d'ananas de la Dole Fruit Company.

Après l'intégration d'Hawaii comme cinquantième état, la population ayant acquis les mêmes droits que sur le continent, se syndique et demande des salaires plus élevés.

La même compagnie transforme alors les Philippines en une république bananière à son service. Soumettant la majorité de la population en état d'"esclavage" pour la production de l'ananas. Seule une minorité ethnique vivant dans les montagnes et une population musulmane résistant à la junte par les armes échappent à cet esclavage.

Des produits chimiques sont dispersés sur les ananas afin de leur permettre de ralentir le mûrissement durant le transport vers le pays consommateur. Les agriculteurs pulvérisant ces produits sans aucune protection ont un taux de mortalité élevé.

Enfin, ce documentaire montre les aberrations de la production et du transport des marchandises, ces ananas produits aux Philippines, étant ensuite emballés au Japon avant d'être expédiés dans le reste du monde.

http://www.amosgitai.com/html/film.asp?docid=41&lang=1
par LOVEPLANET publié dans : Qu'est-ce qu'on mange? communauté : La commune des philosophes
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Lundi 2 juin 2008


Genèse d'un repas est un film documentaire français réalisé par Luc Moullet, sorti en 1978.

Partant d'un repas composé d'œufs, de thon en boîte, et de bananes, Luc Moullet remonte la chaîne qui a mené ces aliments à son assiette : responsables de supermarché, grossistes, importateurs, fabriquants, ouvriers, etc. sont interviewés pour nous amener à comprendre comment tout cela fonctionne.

http://video.google.fr/videoplay?docid=-1804686165379321566
par LOVEPLANET publié dans : Qu'est-ce qu'on mange? communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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Lundi 2 juin 2008

Le Cauchemar de Darwin (Darwin's Nightmare) est un film documentaire de Hubert Sauper 2004, (sorti en salles en France, le 2 mars 2005).

THEMATIQUE
Le documentaire prend pour argument de départ les trafics autour de l'aéroport de Mwanza, en Tanzanie, sur les bords du lac Victoria, mais, selon le réalisateur, ce n'est pas un film sur le lac Victoria, et encore moins sur un poisson, mais bien contre la mondialisation et ses conséquences.

Un poisson introduit dans les années 1950, la perche du Nil (Lates niloticus) a remplacé une grande partie des 200 espèces différentes de poissons autochtones (entraînant une modification du biotope et l'extinction de nombreuses espèces) et son commerce, devenu florissant, alimente depuis près de vingt ans les tables et les restaurants des pays du Nord, avec des exportations qui peuvent dépasser 500 tonnes de filets de poissons par jour. La perche est préparée sur place dans des usines financées aussi par des organisations internationales et 40 % de la production reste pour nourrir la population locale, en lieu et place des petits poissons locaux plus faciles à conserver. Autour de cette exportation massive se développent tous les trafics liés à une urbanisation intense et brutale (usines de traitement) : prostitution, sida, violences diverses. L'auteur laisse penser, sans le démontrer vraiment, que les avions cargo (russes ou ukrainiens) ne reviennent pas à vide et pourraient alimenter le trafic d'armes à destination de la région des Grands Lacs. Ce trafic d'armes que l'affiche du film souligne (l'arête de la perche y devient la silhouette d'une kalachnikov), n'est jamais documenté au cours du film — ce qui a généré une vive polémique bien après la sortie du film.

POLEMIQUE
Le Cauchemar de Darwin a fait l'objet d'un vif débat quant à sa véracité dans un article de Libération du 27 février 2006 suivi d'une contre-enquête publiée par Le Monde, le lendemain.

François Garçon s'est intéressé au film car celui-ci ne montre pas les images des armes du supposé trafic. Celui-ci reproche aussi le biais altermondialiste du film (interview radio sur France Inter le 24 avril 2006) et publie un livre[1]. Le 21 janvier 2007, lors d'une émission de RFI animée par Benoît Ruelle, François Garçon réitère ses déclarations contre le film. Hubert Sauper décide d’entamer une procédure qui débute le 18 janvier 2008 devant le tribunal correctionnel de Paris[2]. L'historien a été condamné en première instance, le 22 février, à 500 euros d'amende avec sursis par ledit tribunal, pour « diffamation » envers Hubert Sauper, pour avoir affirmé que le réalisateur aurait payé des enfants pour « jouer et rejouer des scènes » mais le tribunal a également estimé que les autres propos de l'historien n'avaient pas « dépassé les limites admissibles du droit de critique ».

Lors de l'émission d'Arrêt sur images du 30 avril 2006, dont le thème principal est ce film, on apprend que le principal problème du film est que le trafic d'arme n'est pas avéré (sans qu'on puisse exclure cette possibilité), que les armes qui ont été saisies sur l'aéroport de Mwanza l'ont été suite à un problème technique sur un Antonov An-12 qui avait dû atterrir en Tanzanie ; les 35 tonnes d'armes provenaient de Tel Aviv et allaient en Ouganda[3]. Selon Judith Bernard, il ne faut pas prendre ce film pour une enquête, un documentaire ou un reportage, contrairement aux déclarations du réalisateur, mais pour ce qu'il est, selon elle : un conte, un récit, que les Occidentaux ont perçu comme un documentaire[réf. nécessaire]. Les Occidentaux l'auraient assimilé comme tel en mettant en place des connexions logiques de la narration à des endroits où il n'y en avait pas (elle prend l'exemple des têtes de poisson qui sont en Afrique une partie très appréciée et qui sont un bas morceau en Occident) du fait de la nature du document.



par LOVEPLANET publié dans : Catastrophisme ou réalité? communauté : Apprentis journalistes
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Dimanche 1 juin 2008

Pourquoi protéger les peuples isolés?(1)




Dans le monde entier, plus d’une centaine de peuples ont décidé de s’isoler du monde extérieur. Ils sont les peuples les plus vulnérables de la planète.


Beaucoup d’entre eux vivent en se déplaçant constamment, fuyant l’invasion de leurs terres par les colons, les bûcherons, les exploitants de pétrole et les fermiers. Ils ont souvent vu leurs proches mourir d‘épidémies ou victimes de massacres perpétrés par leurs envahisseurs.

Imposer le « progrès » aux peuples indigènes leur apporte rarement longévité ou bonheur. En réalité, les conséquences sont désastreuses. Le respect de leurs droits territoriaux est de loin la meilleure garantie de leur bien-être.

http://www.survivalfrance.org/campagnes/tribusnoncontactees



•Depuis 1950, près de la moitié des forêts tropicales a été détruite.

•Aujourd'hui entre 75 000 et 200 000 mètres carrés de forêts sont détruits. Il ne faut en effet pas oublier que le bois est une matière première pour l'industrie.

•La déforestation apparaît donc comme une solution pour gagner des espaces et produire plus et pour permettre le développement de certains pays.


La déforestation est le phénomène de régression des surfaces couvertes de forêt. Elle résulte des actions de déboisement puis de défrichement, liées à l'extension des terres agricoles . Elle résulte aussi d'une exploitation excessive ou anarchique de certaines essences forestières et de l'urbanisation.

Du fait de la tolérance de nombreux pays, comme le Brésil ou Madagascar, vis-à-vis du développement de l'agriculture en zones boisées, la déforestation actuelle concerne surtout les forêts tropicales. En 2005, elle a été qualifiée d'« alarmante » par la FAO.

La destruction de la forêt est responsable de 20% des émissions de gaz à effet de serre. C'est un des éléments importants qui causent le réchauffement climatique.

Déforestation brute : Selon la FAO, environ 13 millions d’hectares de forêts disparaissent annuellement sur Terre. C'est l'équivalent de la surface de l'Angleterre qui disparait annuellement, soit 1 terrain de football chaque seconde. C'est l'équivalent en surface de 86% de la forêt française qui disparaît ainsi chaque année.

La « perte nette » de forêt (qui tient compte des plantations d'arbres remplaçant les forêts) s'est élevée à 8,9 millions ha/an estimés entre 1990 et 2000, et à 7,3 millions d’hectares/an de 2000 à 2005 (une surface correspondant à celle du Sierra Leone ou de Panama). Le rythme de la déforestation aurait donc légèrement diminué et correspond à une perte nette annuelle de 0,18% des forêts du monde.

Recul des forêts primaires : Sur la base des chiffres officiels envoyés par chaque états, le rapport FRA 2005 de la FAO conclut que suite à la déforestation ou à des coupes sélectives, les plantations artificielles d'arbres ont encore augmenté, couvrant en 2005 près de 5% des superficies boisées du monde ; les forêts primaires ou faiblement anthropisées ne constituent plus en 2005 que 36% de la superficie forestière mondiale, continuant à disparaître ou être modifié à raison de 6 millions d’hectares par an de 2000 à 2005.

Devenir des terrains : Une partie des coupes sera suivie d'une régénération forestière, souvent lente ou médiocre, une autre partie sera plantée d'arbres de rentes (eucalyptus, palmier à huile, hévéa, cacaoyer, théier, caféier..) mais en Amazonie, la plus grande partie est transformée en culture de soja et ailleurs en champs (Environ 75% des pertes forestières sont dues à l'expansion agricole). En zone tropicale, ces champs se dégradent rapidement, pour évoluer vers une savane ou la désertification.

Perte de biodiversité : Olfield suggérait en 1998 que près de 10 pour cent des espèces d'arbres connues, soit environ 7 000 espèces, sont menacées d'extinction à court ou moyen terme (essentiellement en zone tropicale), et pour chaque espèce, c'est une richesse génétique plus grande encore qui est perdue.

par LOVEPLANET publié dans : Cultures ancestrales communauté : papierlibre
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Samedi 31 mai 2008
Les faneurs des hommes fleurs
Un reportage d’Anne Gouraud et Olivier Bonnet
Production France 3 / Thalassa - Diffusion Vendredi 30Mai 2008 / A revoir sur le site de l'émission.

Bienvenue chez Rippé. Rippé est l’un de ces Mantawaï rebaptisés homme-fleurs parce qu’ils vivent en pleine forêt. Rippé, lui, a rompu avec la culture des Mantawaï. Son univers, désormais, c’est la mangrove et la mer, sur l’île de Siberut en Indonésie.
Rippé est l’un des premiers hommes fleurs à avoir troqué la forêt contre la mer dans les années 70. Le gouvernement indonésien l’y a encouragé à coups de subventions. Depuis, il retourne ponctuellement dans la jungle rendre visite à ses amis.
Cette fois, il part une semaine entière chez Aman, chaman réputé du clan.
Aman la trouve suspecte, cette aide sociale que les autorités promettent aux mantawaï qui acceptent de partir au bord de la mer comme Rippé. Une fois la forêt désertée, Aman se dit que rien n’empêchera alors le gouvernement d’en faire à sa guise. Car entre les incendies criminels, les coupes sauvages et l’exploitation intensive, c’est l’équivalent de 300 terrains de football qui disparaissent chaque heure en Indonésie. Le pays détient le triste record du monde du taux de déforestation.
Une bombe climatique à retardement que l’état indonésien refuse de prendre en compte.
Tant pis pour les gaz à effet de serre, l’or vert est trop précieux pour ne pas le vendre… quitte à sacrifier la culture et le mode de vie des 30 000 hommes-fleurs de Siberut.



L’Indonésie ou République d’Indonésie est née en 1945 avec l’indépendance des Indes orientales néerlandaises. C'est le plus grand État archipel et le quatrième État le plus peuplé au monde. Elle est située entre la péninsule d’Asie du Sud-Est et l’Australie, au point de rencontre entre les océans Indien et Pacifique. L'Indonésie est très diverse ethniquement et culturellement.

La langue officielle est le bahasa Indonesia, une variété de malais que seule une petite minorité de la population parle comme première langue. De nombreuses langues régionales sont utilisées, comme le javanais (parlé par environ 80 millions de personnes), le sundanais (35 millions) et le madurais (près de 17 millions).

L'emblème national de l'Indonésie est l'aigle Garuda, oiseau fabuleux de la mythologie indienne et vâhana (véhicule) du dieu Vishnu.

L'archipel indonésien est avec l'Amazonie et le Bassin du Congo l'une des trois zones les plus riches du monde pour la Biodiversité, mais ce patrimoine régresse rapidement en raison des impacts d'activités humaines en fortes augmentation, avec pour conséquence une dégradation des ressources en eau, air, et sols, flore et faune (halieutique notamment) et un recul préoccupant des forêts.

HISTOIRE
Les éléments connus à ce jour montrent que les ancêtres des actuels Papous de Nouvelle-Guinée arrivent aux alentours de la dernière glaciation, il y a environ 21 000 ans, à une époque où l'île était reliée au continent australien, formant la masse continentale appelée "Sahul".

Il y a 5 000 à 6 000 ans, le niveau des mers est remonté pour atteindre la situation actuelle, coupant ces populations du continent asiatique et empêchant d'autres migrations pour un certain temps.

Vers 2 000 avant J.-C. ont eu lieu à partir des Philippines des migrations de population austronésiennes vers l'Indonésie actuelle.

On a retrouvé dans différents endroits d'Indonésie des objets de bronze liés à la culture Dong Son du Vietnam (Xe-Ier siècles avant J.-C.).

L'épopée indienne du Ramayana, écrite entre les IIIe siècle avant J.-C. et le IIIe siècle après J.-C., parle de Suvarnadvipa, "l'île de l'or (sans doute Sumatra) et Yavadvipa, "l'île du millet" (c'est-à-dire Java). Au Ier siècle après J.-C., l'ouest de l'archipel indonésien fait partie d'un réseau centré sur le royaume du Fou-nan dans le sud de l'actuel Viêtnam, de cités-États portuaires qui commercent avec l’Inde et la Chine. Une interprétation de l'Histoire naturelle de Pline l'Ancien (23-79 après J.-C.) suggère que des bateaux à balanciers "indonésiens" venaient commercer sur la côte est de l'Afrique[2]. Ptolémée (vers 90-168 après J.-C.) mentionne dans La géographie les noms de “Iabadiou”, c'est-à-dire Java, et “Malaiou”, c'est-à-dire Malayu dans l'est de Sumatra.

Des fouilles effectuées dans l'embouchure du fleuve Musi, en aval de Palembang dans le sud de Sumatra, dans les années 2000 ont révélé l'existence de deux sites portuaires qui dateraient du Ier siècle après J.-C. Les objets qu'on y a trouvés témoignent de relations commerciales avec la Chine et l'Inde.

Des inscriptions en écriture pallava, trouvées à Kutai (Kalimantan Est) et Java Ouest et datées de la période 400-450 après J.-C. montrent l'existence d'États organisés ayant adopté des modèles culturels indiens.

Du VIIIe au XIIIe siècle, la cité-État de Sriwijaya dans le sud de Sumatra est la puissance dominante de l’archipel. Grâce à son agriculture prospère, Java en est le grenier à riz. Du XIVe au XVe siècle, c'est au tour de Java d'être la principale puissance de l’archipel, avec le royaume de Majapahit dans l'est de l'île. Vers 1400, un prince de Palembang (nouveau nom de Sriwijaya) fonde Malacca, qui devient rapidement le plus grand port de l'Asie du Sud-Est. La puissance de Malacca, dont les rois se convertissent à l'islam, entraîne la diffusion de cette religion à travers l’archipel.

La prise par les Portugais en 1511 de Malacca va bouleverser l'économie de l'archipel. Les Portugais s'installent ensuite aux Moluques, où ils échouent à imposer leur monopole sur la production et le commerce des épices. Ils sont évincés par les Hollandais de la VOC qui, en 1619, prennent le port de Jayakarta dans l'ouest de l'île de Java, qu'ils rebaptisent Batavia.

En 1641, les Hollandais prennent Malacca aux Portugais, qui perdent ainsi leur principale base dans la région. Durant les XVIIe et XVIIIe siècles, les Hollandais soumettent le royaume de Gowa dans le sud de Célèbes, tandis que des guerres de successions ravagent le royaume javanais de Mataram, qui finit par accepter à son tour la suzeraineté hollandaise.

En 1799, la VOC est déclarée en faillite. Ses actifs sont repris par le gouvernement des Pays-Bas. De 1808 à 1811 Hermann Wilhelm Daendels, nommé gouverneur-général des Indes néerlandaises par Louis Bonaparte, roi de Hollande, réforme l'administration coloniale. Thomas Stamford Raffles est lieutenant-gouverneur de Java de 1811 à 1814. Par le Traité de Londres de 1824 entre les Anglais et les Hollandais, le contrôle des territoires revendiqué au sud de Singapour revient aux Hollandais. Le monde malais se retrouve divisé en deux.

La guerre de Java ravage à son tour l'île de 1825 à 1830. La paix rétablie, les Hollandais peuvent commencer l’exploitation économique de Java et soumettre les autres États indigènes. En 1908, la fin de la conquête de Bali et de la guerre d'Aceh parachève la formation des Indes néerlandaises.

On considère que la création, cette même année, du Boedi Oetomo par de jeunes nobles javanais marque le début du mouvement national indonésien. Un "Serment de la Jeunesse" est prononcé en 1928, émettant le vœu de créer une patrie indonésienne. Le débarquement en 1942 des Japonais dans les Indes néerlandaises en pleine Seconde Guerre mondiale est accueilli par la majorité du mouvement nationaliste avec l'espoir d'obtenir l'indépendance.

Le 17 août 1945, deux jours après la capitulation du Japon qui occupe encore les Indes néerlandaises, Soekarno et Hatta proclament l'indépendance. Soekarno est nommé président de la jeune république. Suivent 4 années de confrontation militaire et diplomatique avec les Pays-Bas, qui essaient de récupérer leur ancienne colonie. Finalement le 27 décembre 1949, la souveraineté sur le territoire des Indes Néerlandaises est formellement transférée du Royaume des Pays-Bas à une République des États-Unis d'Indonésie. Le 17 août 1950, le gouvernement indonésien proclame le retour à l'"État unitaire de la République d'Indonésie" (Negara Kesatuan Republik Indonesia), qui remplace la République des États-Unis d'Indonésie.

Les années 1950 sont marquées nombreuses rébellions séparatistes ("Darul Islam" pour la création d'un État islamique en Indonésie, "République des Moluques du Sud", mouvements du Permesta dans le nord de Célèbes et du PRRI à Sumatra Ouest). En 1955 se tiennent les premières élections parlementaires. En 1957, Soekarno dissout l'assemblée constituante issue des élections de 1955 et établit la "démocratie dirigée".

En 1955 se tient la conférence de Bandung. L'Indonésie est un des plus fervents défenseurs du principe de non-alignement et d'indépendance du Tiers-Monde. Toutefois, le pays se rapproche du camp socialiste.

Dans les années 1960, les tensions montent dans la population, et plus encore dans l'armée entre conservateurs et pro-communistes. Lors du "mouvement du 30 septembre 1965", six généraux accusés par des officiers de gauche de fomenter un coup d'état contre Soekarno sont tués. Le général Soeharto organise la répression et ordonne la dissolution du Parti communiste indonésien (PKI), que l'armée accuse d'avoir organisé le coup. On estime qu'entre 500 000 et 1 million le nombre de victimes des massacres qui s'ensuivent. En mars 1966, Soeharto force Soekarno à lui transférer le pouvoir.

Pendant les trente années suivantes, Soeharto exerce un pouvoir autoritaire. L'Indonésie s'ouvre à l'investissement étranger, qui reste en fait limité au secteur pétrolier. Le pays connait une relative stabilité politique et amorce un développement économique, d'abord grâce aux revenus du pétrole puis, avec la chute du prix du brut en 1986, grâce à une politique de libéralisation qui provoque un essor de l'investissement étranger.

En avril 1997, la chute de la bourse de Bangkok en Thaïlande déclenche la crise financière asiatique. L'Indonésie entre dans une grave crise économique qui provoque des mouvements de protestation dans tout le pays et mènent aux émeutes de Jakarta de mai 1998 et à la démission de Soeharto. Son vice-président, B. J. Habibie, devient président.

En 1999 se tiennent les premières élections démocratiques depuis 1955. Abdurrahman Wahid, surnommé "Gus Dur", est nommé président. Il est destitué en 2001. Sa vice-présidente, Megawati Soekarnoputri, devient présidente. En 2004, grâce à un amendement de la constitution, se tient la première élection présidentielle au suffrage direct. Susilo Bambang Yudhoyono est élu président.

GÉOGRAPHIE
Les 17 000 îles de l’Indonésie (dont 6 000 habitées) sont réparties autour de l’équateur donnant à ce pays un climat tropical. Il existe deux saisons : la sèche (qui est humide malgré tout) de mai à octobre et la pluvieuse de novembre à avril. Si la température oscille entre 25 et 35°C au niveau de la mer, elle perd en altitude 2°C tous les trois cent trente mètres, et l'on trouve ainsi des montagnes couvertes de neiges éternelles en Indonésie.

Les plus grandes îles sont Java où habite près de 60 % de la population, Sumatra, Bornéo (qui est partagée avec la Fédération de Malaisie), la Nouvelle-Guinée occidentale (Papua, auparavant appelée Irian Jaya, qui correspond à la moitié ouest de l’île de Nouvelle-Guinée) et Célèbes.

L’Indonésie se situe dans une zone de friction tectonique, sur la ceinture de feu du Pacifique. Près de l'ile de Sulawesi se connectent 3 plaques (Pacifique, Philippines, Indo-Australie) et le bloc de Sunda (qui se meut indépendamment de l'Eurasie). Cela explique que cette zone volcanique soit la plus active du monde avec environ cent trente volcans en activité, dont un certain nombre dans l'archipel (par exemple le célèbre et disparu Krakatoa). Les tremblements de terre sont donc fréquents et souvent suivis de tsunamis. Le tsunami du 26 décembre 2004 a fait, d'après le bilan provisoire du 19 janvier 2005, au moins 220 000 morts.

L’île de Roti, située dans la province de Nusa Tenggara Est et à 170 km du territoire australien des îles Ashmore et Cartier, est la terre la plus méridionale de l’Indonésie (cette situation entraîne notamment des conflits entre la pratique traditionnelle de la pêche et le droit international).

L'Indonésie est composée de plus de 17 000 îles, dont environ 6 000 habitées. Elles sont de taille et de nature très diverses.

Espace très étendu et aux populations très variées, l'Indonésie est un État unitaire qui, en 1999, a accordé une certaine autonomie aux kabupaten (départements), qui sont par ailleurs des subdivisions des provinces. Ces dernières sont aujourd'hui (2007) au nombre de 33, 7 ayant été créées depuis 2000, généralement sur la base de spécificités culturelles et historiques.

Java : centre politique et démographique
Java, une île montagneuse et volcanique, n'est pas la plus grande île mais occupe une place centrale dans l'archipel. La densité, avec près de 1000 hab./km², y est beaucoup plus élevée que sur les autres grandes îles. Java est ainsi, et de loin, l'île la plus peuplée : 120 millions d'habitants, plus de la moitié de la population du pays. On y trouve la plupart des grandes villes dont Jakarta, la capitale.

Sumatra
Sumatra est la plus grande île entièrement indonésienne, elle se touve dans l'ouest de l'archipel. Elle occupe 470 000 km², et compte près de 50 millions d'habitants. Sumatra est un ancien producteur de pétrole. En particulier, la compagnie américaine Caltex produit dans la province de Riau la moitié du brut indonésien. Aceh dans le nord de l'île était le plus grand producteur de gaz naturel dans les années 1980 et 1990 mais ses réserves sont en voie d'épuisement.

Kalimantan
L'île de Bornéo est en majorité indonésienne sous le nom de Kalimantan. Sa partie nord est constituée des états de Sarawak et Sabah, qui appartiennent à la Malaisie, et du sultanat de Brunei. Kalimantan Est est un important producteur de pétrole et la première région productrice de gaz naturel d'Indonésie. Kalimantan est également le principal producteur de charbon, de bois et d'huile de palme du pays.

Petites Îles de la Sonde
Les Petites Îles de la Sonde, à l'est de Java, sont formées d'une multitude d'îles petites ou moyennes. Elles comptent environ 12 millions d'habitants. Parmi elles se trouvent notamment Bali, le seul véritable centre touristique indonésien, et Timor, dont la partie orientale, ancienne colonie portugaise et non néerlandaise, a acquis son indépendance en 2002, après un référendum en 1999 qui a été suivi de violences.

Sulawesi
Sulawesi ou Célèbes est une grande île de 18 millions d'habitants.

Les Moluques

Les Moluques sont un archipel peuplé d'à peine 2 millions d'habitants. Entre 1999 et 2003, y eurent lieu de graves violences entre chrétiens et musulmans.

Papouasie
La moitié occidentale de la Nouvelle-Guinée, dans l'est, est indonésienne depuis 1969. L'autre partie forme l'État indépendant de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ces territoires sont peu densément peuplés. Il existe diverses ethnies locales, mais on y trouve également des migrants venus de Java et Madura dans le cadre d'une politique dite de "transmigration" initiée en 1905 par le gouvernement colonial de ce qui était alors les Indes néerlandaises pour soulager les îles surpeuplées de l'archipel.

DEMOGRAPHIE
La presque totalité des Indonésiens parlent des langues austronésiennes.
La génétique linguistique, qui vise à reconstituer la filiation à travers le temps d'un ensemble de langues apparentées entre elles, tend à situer à Taiwan le berceau de ces langues. Une étude sur la variation du chromosome Y menée à l'université de Stanford en Californie par un groupe de biologistes des États-Unis, d'Italie, du Royaume-Uni et de Taiwan conclut à un héritage paternel dans la majorité des habitants d'Indonésie et d'Océanie provenant de populations établies dans la région depuis le pléistocène (c'est-à-dire il y a plus de 10 000 ans avant le présent, donc antérieurement aux migrations austronésiennes). Cette étude montre par ailleurs un apport génétique chez les Indonésiens en provenance du nord (Philippines et Taiwan) associé à des populations d'agriculteurs, donc datant du néolithique.

Héritage de l'histoire, de nombreux citoyens indonésiens appartiennent à des groupes allochtones. L'administration coloniale répartissait la population des Indes néerlandaises en trois groupes : Européens, inlanders (« indigènes ») et vreemde oosterlingen (« Orientaux étrangers »). Ce dernier groupe comportait notamment les Arabes, les Indiens et surtout les Chinois. L'existence de communautés chinoises musulmanes dans les ports javanais est attestée dès 1400. Le 11 juillet 2006, le DPR (assemblée nationale) a adopté une nouvelle loi qui, entre autres, supprime les éléments résiduels de la discrimination envers des Indonésiens d’origine chinoise, qui sont désormais qualifiés de pribumi ("indigènes").

CULTURE

Les différents groupes ethniques d'Indonésie possèdent chacun une riche tradition.

Le régime de Soeharto s'est efforcé de construire des « cultures régionales » (kebudayaan daerah) sur la base des provinces. Cette action créait des artifices comme la « culture de Java Ouest », la « culture de Kalimantan Est », la « culture de Célèbes Nord » etc., sans tenir compte d'une réalité culturelle plus complexe. Une même province peut abriter différentes cultures traditionnelles, comme Java Ouest, où on peut au moins distinguer, si l'on se limite au critère linguistique, une culture Banten, une culture Betawi (Jakartanais « autochtones »), une culture Sunda, une culture Cirebon. Inversement, une même culture peut couvrir plus d'une province, comme la culture malaise, qu'on trouve dans les provinces de Sumatra Nord, Riau et Jambi à Sumatra, et Kalimantan Ouest et Sud à Bornéo.

Depuis la démission de Soeharto en 1998 et surtout l'ouverture intellectuelle et culturelle initiée par le président Abdurrahman Wahid, diverses régions d'Indonésie essaient de promouvoir leur culture traditionnelle, en ne prenant plus comme référence le cadre administratif mais tout simplement le nom de l'« ethnie », comme l'institut de la culture Minahasa, principale ethnie de la province de Sulawesi Nord. Cette politique trouve un cadre favorable avec la loi sur l'autonomie des régions promulguée en 1999.

Faisant aussi partie de la culture Indonésienne: l'art de la jungle, le pencak silat qui est un art martial très efficace mais malheureusement peu connu.


par LOVEPLANET publié dans : Cultures ancestrales
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