Le film documentaire qui sort cette semaine : "Puisque nous sommes nés" est co-réalisé par Jean-Pierre Duret et Andrea Santana
Ici, nous aimerions nous attarder sur la personnalité de Jean-Pierre Duret et évoquer ses précédantes réalisations.
BIOGRAPHIE
Nés de parents agriculteurs et originaire de Savoie, Jean-Pierre Duret travaille dans leur exploitation jusqu'à l'âge de vingt ans. Il devient alors preneur de son pour le cinéma puis ingénieur du son sur de nombreux films français : Docteur Petiot (1989), Van Gogh (1990), Un héros très discret (1995), Place Vendôme (1997), Le Goût des autres (1999), Merci pour le chocolat (2000) ou encore L' Adversaire (2002).
FILMOGRAPHIE
En 1986, Jean-Pierre Duret passe à la réalisation et signe son premier court métrage intitulé "Un beau jardin par exemple". Il y dresse un portrait de ses parents et raconte leur histoire sur fond d'urbanisation croissante.
En 1996 avec "Les Jours de la Lune" qui remporte le Prix du public au Festival Côté Court de Seine-Saint-Denis.
En 2002, Jean-Pierre Duret met en scène, en collaboration avec la Brésilienne Andréa Santana, "Romances de terre et d'eau", un documentaire sur des paysans du Sertao au Brésil.
Cinéaste discrêt, nous aimerions voir ses films d'avantage! Ces sujets sont au coeur des préoccupations de RessourcesVertes et de ses lecteurs.
LE FILM
Synopsis :
Brésil. Nordeste. État du Pernambouc.
Une immense station-service au milieu d’une terre brûlée, traversée par une route sans fin.
Cocada et Nego ont 14 et 13 ans.
Cocada a un rêve, devenir chauffeur routier. Il dort dans une cabine de camion et, la journée, il rend service et fait des petits boulots. Son père est mort assassiné, alors il s’est trouvé un père de substitution, Mineiro. Un routier qui prend le temps de lui parler et de le soutenir quand la tentation de l’argent mal acquis se fait plus forte.
Nego, lui, vit dans une favela, entouré d’une nombreuse fratrie. Après le travail des champs, sa mère voudrait qu’il aille à l’école pour qu’il ait une éducation, mais Nego veut partir, gagner de l’argent. Le soir, il rode à la station, fasciné par les vitrines allumées, les commerces qui vendent de tout, la nourriture abondante.
Avec son copain Cocada, ils regardent le mouvement incessant des camions et des voyageurs.
Tout leur parle de ce grand pays dont ils ne savent rien.
Avec cette singulière maturité qu’on acquiert trop tôt dans l’adversité, ils s’interrogent sur leur identité et leur avenir. Leur seule perspective : une route vers São Paulo, vers un ailleurs.
Jean-Pierre Duret : "Nego et Cocada ont le coeur endolori de toutes les souffrances déjà vécues, mais ils ont l'envie de s'en sortir, de se battre, confie le réalisateur Jean-Pierre Duret. Ils se posent beaucoup de questions existentielles. Cette intimité est le coeur du film. Pour construire notre narration, nous nous sommes attachés très précisément à leur quotidien, à leur regard, à leurs rencontres. Ainsi, on progresse avec eux dans l'imagination d'un avenir qui les aide à supporter la dureté de tous les jours."
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