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Questions essentielles

  • Diverses vues sur le sujet
Jeudi 6 mars 2008
 

Après le succès de la première Fête de la Nature, les 19 et 20 mai 2007 (700 manifestations partout en France, plus de 150000 visiteurs estimés) l’ensemble des réseaux français liés à la conservation de la nature, rassemblés au sein de l’Union mondiale pour la nature et le magazine Terre Sauvage proposent à l’ensemble des français, une nouvelle édition de la Fête de la Nature : les 24 et le 25 mai 2008 !

Réservez votre week-end dès à présent dans vos agendas !

Contact presse :
Carole GATEL - 06 85 04 02 58 - gatel.carole@gmail.com

Et + sur :   http://www.planete-nature.org/

par LOVEPLANET publié dans : Evenements et personnalités communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Jeudi 6 mars 2008

Non, c'est fini. Le Canada n'est plus le paradis blanc!

Voilà plusieurs années déjà que l’exploitation a commencé dans le nord de l’Alberta proche de la foret boréale. Les dégâts sur l’environnement sont déjà perceptible et gigantesque. Le plus bel exemple est certainement à trouver dans ses bassins de soupe toxique (minerai, résidus de pétrole…). Ils sont proches des rivières et régulièrement des tirs de canons effraient les animaux. Avant de parler plus en détails des impacts sur l’environnement et de l’économie, intéressons nous à ce pétrole synthétique.


Les sables bitumineux constituent la plus grande richesse de pétrole aux mondes. Deux pays, le Canada et le Venezuela, possèdent ces gisements. Leurs exploitations coûtent cher et nécessitent donc un prix du baril élevé comme actuellement ; il faut qu’il soit supérieur à 15 dollars US pour que l’extraction soit rentable. En Alberta, la taille du gisement serait équivalente à la surface de la Californie.

La technique est simple. Il suffit de mélanger la terre avec de l’eau et de récupérer le liquide de surface. Il se forme alors une des molécules chimiques les plus complexes du monde. Elle doit être cassée pour obtenir ce que l’on appelle du pétrole synthétique. La transformation des bitumes en pétrole est très « énergivore » et nécessite une grand quantité d’eau.

Pourquoi exploiter ses ressources ?
Depuis quelques temps déjà, tout les pays du monde s’intéressent à ce gisement mais le nouveau gouvernement canadien et la nouvelle politique énergétique des Etats Unis a modifié la donne et mis en route une exploitation massive. On veux doubler d’ici 2008 la production et atteindre 5 millions de barils jours.

Les Etats Unis s’embourbent dans des conflits au proche orient et notamment en Irak. L’anti-américanisme semble gagner du terrain notamment en Amérique du sud. Ce pays a donc décidé de limiter ses frais pour défendre son approvisionnement et a demandé au Canada, par l’intermédiaire du ministère des ressources naturelles, d’augmenter la production de pétrole.

 

L’exploitation des sables bitumineux est il compatible avec le protocole de Kyoto ?
Les décisions du gouvernement actuel semblent répondre à la question de façon assez nette. Monsieur Harper affirme que le protocole est une farce socialiste et l’ensemble du gouvernement mène une politique de dénie ou de minimisation du réchauffement climatique.

30% des émissions de gaz à effet de serre du Canada proviennent de la province pétrolière de l’alberta. D’ici 2010, le taux avoisinera 50%.
Une catastrophe écologique sans précédent est en cours. On pense même assouplir les lois environnementales actuelles du Canada pour faciliter l’exploitation pétrolière.
Pourtant, la destruction de la forêt boréale et l’impact sur les milieux aquatiques et sur les populations amérindiennes sont incontestables et avérés. La communauté du secteur ne peut plus vivre selon ses traditions notamment en raison de la pollution de la rivière. Ce peuple s’oriente donc lui aussi vers l’exploitation des gisements pour pouvoir survivre.  Récemment le premier ministre de l’Alberta, monsieur Stelmach menaçait et prévenait que « l’ensemble du pays serait touché si l’Alberta était forcée de ralentir le développement des sables bitumineux ». Il prédit aussi « des conséquences économiques fâcheuses si la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) est obtenue par un ralentissement de l’exploitation ».
( radio Canada )
(http://cdurable.info/Les-sables-bitumineux-de-l-Alberta,242.html)

 

Apperçu historique
Après la prospérité des années 1920, fondée sur l’exploitation des céréales, et la crise économique des années 1930 , la Grande Dépression, l'Alberta connaît une période de croissance sans précédent.
Les découvertes pétrolifères dans la ville albertaine de Leduc, le 13 février 1947, ouvrent de nouvelles perspectives pour la province, dont l’économie reposait essentiellement sur l’agriculture.
L’Alberta décide d’exploiter ses ressources énergétiques et mise sur le développement d’une industrie pétrolière. À cette époque on dénombre 41 puits de production. Dix ans plus tard, ils sont au nombre de 1255.
C’est Peter Pond qui localise les premières sources de bitume en 1778, dans la région d’Athabasca.
La première expédition géologique est financée par le gouvernement canadien vers la fin du XIXe siècle. À cette époque, on pensait trouver du pétrole liquide facile à exploiter. On creusa donc des puits, mais en vain.
L’entrepreneur Robert Fitzsimmons a une brillante idée. Il décide de séparer le bitume du sable et de l’utiliser pour recouvrir routes et toitures. C’est le premier succès industriel de l’hydrocarbure. Mais cette innovation ne fit pas la fortune de son initiateur qui dut s’en départir.
En 1962, le Canada se trouve scindé en deux suivant la ligne Borden qui longe la rivière Outaouais, entre le Québec et l’Ontario. À l’ouest de la ligne, le pétrole consommé est issu des gisements albertains, dont les surplus d’exploitation sont vendus aux États-Unis.
Le Québec et les Provinces atlantiques s’approvisionnent à l’étranger, principalement au Venezuela et au Moyen-Orient.

 

par LOVEPLANET publié dans : American land communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Dimanche 2 mars 2008
Production respectueuse (responsible production)
Ce cigle indique que le mode de production de l'étoffe est respectueux de l'environnement, et/ou intègre des échanges commerciaux équitables et le respect du travail humain.


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par LOVEPLANET publié dans : Les éco-entreprenneurs communauté : Les blogs citoyens
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Vendredi 29 février 2008
Et oui, le gouvernement fédéral américain s'interresse à l'environnement. En tous les cas il communique. Cette rubrique est consultable sur le site de l'ambassade américaine : http://usinfo.state.gov/fr/home/topics/global_issues/environment_sustainable_development.html

Exemple de thématiques :
•Les architectes se tournent vers la nature : La recherche de nouvelles solutions axées sur l'écologie.
•Les É.-U. et d'autres pays encouragent l'exploitation de l'énergie géothermique. Les pays de l'Afrique de l'Est et les pays andins ont un grand potentiel dans ce domaine.
•La Californie se fixe des objectifs ambitieux en matière d'énergie renouvelable. Les emplois « verts » sont la priorité pour les collectivités locales et les États.

A suivre...
LP




 
par LOVEPLANET publié dans : American land communauté : Ecologie et Environnement
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Jeudi 28 février 2008
Les deux chercheurs, qui travaillent en francs-tireurs, voient dans l'épuisement des sols la fin de la civilisation. Leurs meilleurs alliés sont les micro-organismes et les vers de terre.

Deux gros boeufs tractant une charrue trônent dans le laboratoire de Claude et Lydia Bourguignon. Cette aquarelle originale du peintre animalier Olivier de Penne (1831-1897) est un clin d'oeil : les Bourguignon, spécialistes des sols, ne peuvent pas voir le labourage en peinture. Ni les techniques agricoles intensives qui contribuent, selon eux, à tuer la terre.
Le couple ne police plus son discours sur la dégradation des sols, fine pellicule sur laquelle repose l'essentiel de la vie de la planète. "C'est la fin de la civilisation, alerte Claude Bourguignon. Nous sommes dans la phase d'effondrement. Partout on voit baisser les rendements agricoles."

Voilà bientôt vingt ans, les Bourguignon ont quitté l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), où ils estimaient ne pas pouvoir travailler sur les vrais enjeux de l'agriculture.

Depuis leur laboratoire, une superbe grange de 1754, à Marey-sur-Tille, au nord de Dijon, ils alertent les agriculteurs et étudient leurs sols. En francs-tireurs. Gens de terrain, ils ont à leur actif quelque 5 500 analyses - en France et à l'étranger.

D'une formule, Lydia résume le problème : "La plante est incapable de sucer le caillou. Il faut que des microbes le dissolvent." Sans ce grouillement souterrain, les plantes végètent, le sol se dérobe. Elle montre ces photos de champs ravinés, dans la Somme : "Des canyons, les tracteurs ne peuvent plus passer !" Leur solution : renoncer au travail mécanique du sol et laisser microbes, champignons et vers de terre s'en charger, sous un couvert végétal qui étouffe les mauvaises herbes et réduit l'érosion.

Pour Claude, l'agriculture intensive est devenue "de la gestion de pathologies végétales" : les variétés à haut rendement, fragiles, sont protégées en permanence par des batteries d'engrais, d'insecticides et de pesticides. En conséquence, les sols souffrent et "l'humanité ne mange que des plantes malades".

L'épidémie d'obésité, la montée des allergies ? Ce n'est qu'un début, assurent les Bourguignon. L'espérance de vie va chuter. "Les vieux d'aujourd'hui ont été nourris aux produits bio, avant l'intensification agricole, dit-il. Les jeunes générations n'auront pas ce capital."

Leurs arguments, bien charpentés, s'imbriquent - même s'ils mériteraient parfois d'être réactualisés. Leurs coq-à-l'âne finissent par faire sens, voire système : "Les mêmes boîtes produisent les engrais, les pesticides, les médicaments : de l'or en barre, indéracinable", lâche Claude.

Leur unité de pensée est née de mondes opposés. Lui, Parisien d'origine, issu d'une lignée de scientifiques médicaux. Elle, née en Bourgogne d'un père menuisier et d'une remailleuse de bas italiens, arrivés en France en 1945.

Enfant, Claude se passionne pour la vie sauvage, fonde avec des copains de lycée le "groupe ornithologique parisien". "Il savait tout des animaux, se souvient Brice Lalonde, qui fréquentait alors sa soeur aînée. Il m'a ensuite influencé comme ministre. J'admire ces ouvreurs de chemin, qui ont raison avant tout le monde." Cette grande soeur fameuse, l'actrice Anémone, est toujours admirative du "courage" de son érudit de frère, "un peu professeur Nimbus", qui a converti l'ensemble de la famille à l'écologie.

Le jeune homme se rêve gardien de réserve naturelle. Mais une mission de comptage des tigres pour le WWF, en Inde, lui ouvre les yeux : "Les gens crevaient de faim. J'ai décidé de faire l'Agro." Ses réticences face à ce qu'il y apprend - "nourrir les bovins avec de la viande, l'abattage de masse" - lui valent parmi ses condisciples le surnom de "Papillon", en référence à l'évadé de Cayenne, Henri Charrière. Il se spécialise en microbiologie. Nommé au centre INRA de Dijon, il développe une méthode de mesure de l'activité microbienne des sols, au moment où sa discipline s'étiole. "Elle a été rejetée parce que les microbes, contrairement aux engrais, travaillent gratuitement." A l'INRA, on lui demande de se concentrer sur le cycle de l'azote, pour trouver des micro-organismes capables de nettoyer les nappes phréatiques polluées aux nitrates. "J'ai dit qu'il serait peut-être plus simple d'épandre moins d'engrais." Le message est mal passé.

De son côté, Lydia, contrainte par son père à travailler dès 16 ans, poursuit ses études en cours du soir. Sa maîtrise de biologie lui ouvre les portes du laboratoire "graisses chauffées" de l'INRA à Dijon. Elle y est aux premières loges pour suivre la controverse de l'huile de colza érucique qui, bien que mauvaise pour le coeur, sera produite jusqu'à ce qu'une nouvelle variété soit développée. Elle est vaccinée vis-à-vis des discours lénifiants des scientifiques officiels, amiante, OGM, nucléaire... Et assume des vices dénoncés par la Faculté : elle tolère le cigare et goûte le vin - elle est diplômée d'oenologie, toujours en cours du soir.

Leur rencontre à l'INRA conduira finalement à un divorce avec cette institution. Ils y sont aujourd'hui perçus comme des amateurs trop peu soucieux d'étayer scientifiquement leurs discours alarmistes. Ou comme des "idiots utiles", capables d'attirer l'attention sur la fragilité des sols. L'INRA évoque d'ailleurs le sujet dans un colloque, le 26 février, lors du Salon de l'agriculture.


En 1989, lorsqu'ils se "défonctionnarisent" pour s'installer à leur compte, c'est d'abord "la galère". Claude enchaîne les conférences, autour de son livre Le Sol, la Terre et les Champs (édition La Manufacture/Sang de la Terre, épuisé). C'est grâce à l'une d'elles qu'Anne-Claude Leflaive, responsable d'un prestigieux domaine de Puligny-Montrachet, décide de produire ses vins en suivant ses préceptes. "En dégustation, ils ont davantage de complexité aromatique", se félicite-t-elle aujourd'hui. L'approche fait tache d'huile. Aujourd'hui, 90 % des clients des Bourguignon sont viticulteurs. "Ils vont vite et parfois choquent, note Anne-Claude Leflaive, mais ils sont écoutés dans notre secteur."

L'agriculture fait encore la sourde oreille, plus confiante dans les analyses de sol gratuites des vendeurs d'engrais que dans leurs prestations payantes (800 euros hors taxes). Mais en Argentine, John Waymel, un Français qui exploite blé, maïs et soja en rotation sur 22 000 hectares, les a fait venir sur ses terres. Il ne tarit pas d'éloges sur la méthode Bourguignon. Même si, en passant aux OGM, il a commis une entorse que ceux-ci déplorent. "Ils proposent une agriculture réfléchie, soutenable dans le temps, à l'inverse de l'Europe où on applique des recettes subventionnées", juge John Waymel, qui souhaite aux Bourguignon de faire école. La situation n'est pas désespérée : leur fils travaille actuellement, en Nouvelle-Zélande, à une thèse en... microbiologie des sols.

Hervé Morin
Article paru dans l'édition du 27.02.08.
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http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article

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