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Les Végétaliseurs : ecologie

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  • : Chercher a penser, nourrir sa curiosité pour éviter le plus possible : les pièges de l'évidence, les illusions du vraisemblable et autres simplifications. Nous publions Ressources Vertes comme un dossier qui garde trace de nos recherches.
Jeudi 9 octobre 2008


L'OCLAESP c'est l'Office Central de Lutte contre les Atteintes à l'Environnement et à la Santé Publique.

Il est rattachée à la sous-direction de la police judiciaire de la direction générale de la gendarmerie nationale.

Cette structure a pour domaine de compétence la lutte contre les infractions liées à l'environnement et à la santé publique, à l'exception des matières relevant spécifiquement de l'office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants et de celui chargé de la répression du trafic des armes, munitions, des produits explosifs et des matières nucléaires.

LES ACTIONS DE LA GENDARMERIE AU PROFIT DE L'ENVIRONNEMENT :

A la date du 1er septembre, l’activité de l'OCLAESP touche des domaines très variés, et en particulier ceux liés, aux questions environnementales :

    * la lutte contre d'importantes malversations dans le champ des installations classées tels que les trafics de déchets toxiques (pyralène, amiante, PCB , etc.) ;

    * la lutte contre les trafics d’espèces réglementées ou protégées (Convention de Washington) ainsi que les trafic d’animaux de compagnie avec prise en compte des problèmes sous-jacents de santé publique ;

    * les contrôles dans les ports des containers de déchets en partance pour l’étranger ;

    * l'intervention lors d'extraction de minéraux dans un parc naturel régional à l'aide d'explosifs ;

    * l'assistance de l'office national de l'eau et des milieux aquatiques à la demande du ministre de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables dans le cadre du braconnage de la civelle en Gironde ;

    * la gestion d’une cellule d’enquête liée au naufrage du Prestige (pollution maritime).


POUR EN SAVOIR PLUS :

http://www.defense.gouv.fr/gendarmerie/dossiers/environnement_la_gendarmerie_aussi
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Lundi 6 octobre 2008


A écouter sur France Culture l'émission
Les nouveaux chemins de la connaissance
par Raphaël Enthoven
du lundi au vendredi de 17h à 17h50

Série cette semaine ayant pour thème : la Philosophie de l'écologie

L’homme et la nature sont-ils fatalement ennemis ? L’écologie est-elle le contraire de l’egologie ?
Quelle est l’efficacité du principe responsabilité ? Peut-on envisager une écologie qui ne soit pas technophobe ?
Que valent les conclusions du Grenelle de l’environnement ?
Assiste-t-on actuellement à une salutaire prise de conscience, ou à l’émergence d’un nouveau dogme ?
À quoi tient, en France, la faiblesse de l’écologie politique ?
Autant de questions, et d’autres, que les NCC se poseront toute la semaine, à l’occasion du Grenelle de l’environnement.

Premier thème : Histoire de la pensée de l’écologie avec
Jean-Paul Déléage.  physicien, militant et historien de l’écologie. Il dirige la Revue « Ecologie et politique », et auteur de plusieurs livres.

PODCAST : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture/emissions/chemins/index.php



BIBLIOGRAPHIE

-Deléage, Jean-Paul
Histoire de l'écologie : une science de l'homme et de la nature

La Découverte Collection Histoire des sciences - 1991
   

-Deléage, Jean-Paul,
Une histoire de l'écologie

Seuil Collection : points sciences - 1994
Créé en 1866, le terme "écologie" connaît une fortune peu ordinaire en cette fin de XXème siècle.
Ce qui n'était à l'origine que l'étude des relations des êtres vivants entre eux et avec leur environnement a inéluctablement gagné les champs de la politique et de l'économie, touchant même parfois à celui du mythe. Afin de comprendre l'évolution et les enjeux de cette science hors du commun, J. -P. Deléage a recherché ses plus lointaines filiations. De la bienveillante "économie de la nature" de Linné au malthusianisme et aux modèles mathématiques de la dynamique des populations, il retrace l'histoire d'une discipline indissociable de son contexte social et culturel.
Née avec la révolution industrielle et l'idéologie de l'exploitation de la nature, l'écologie impose aujourd'hui un changement de perspective radical : parvenir à une gestion éclairée de la nature en fonction des besoins humains.
-4e de couverture-

-Deléage, Jean-Paul
La biosphère : notre Terre vivante

Gallimard, Collection Découvertes - novembre 2001
Sur la planète bleue, depuis 3,8 milliards d'années, d'innombrables espèces naissent, évoluent, s'adaptent et meurent.
Ces cycles naturels ont parfois été perturbés au cours de la longue histoire du vivant : des éruptions volcaniques, des changements climatiques, des séismes ou des chutes de météorites ont déclenché cinq extinctions en masse. La plus récente, celle des dinosaures, il y a 65 millions d'années, a laissé le champ libre aux mammifères puis à l'homme. Ce nouvel acteur a entretenu une relation à la fois nourricière et conflictuelle avec la nature. Mais l'industrialisation et l'expansion démographique ont déstabilisé ce rapport multimillénaire. Les atteintes à l'environnement se sont multipliées : consommation exponentielle d'énergies fossiles (charbon ou pétrole), émission de gaz à effet de serre, pollutions massives des mers et des sols, déforestation, appauvrissement de la biodiversité... Pour Jean-Paul Deléage, il est grand temps que l'humanité prenne conscience du péril que court la biosphère et qu'elle adopte une politique et une éthique qui préservent sa «Terre-patrie».
-quatrième de couverture-

-Acot, Pascal
Histoire de l'écologie

PUF - 1994

-Donald Worster
Les pionniers de l'écologie : une histoire des idées écologiques

Sang de la terre, Collection La pensée écologique - mars 1998
(traduit de l'anglais par Jean-Pierre Denis & préface de Roger Dajoz)

-Jean-Marc Drouin
L'Ecologie et son histoire

Flammarion Collection Champs, n° 272 - 1993
Avant de nourrir les discours politiques, avant d'inspirer les mouvements sociaux qui s'en réclament, l'écologie fut et demeure une science. Comment s'est-elle constituée ? Quels sont ses outils et ses modèles privilégiés ? On assiste ici à sa naissance, de ses balbutiements au sein de l'histoire naturelle et de la géographie botanique, en passant par son essor dans le sillage du darwinisme, jusqu'à son émancipation au XXe siècle. On s'initie à son langage (biosphère, écosystème,...), on apprend à lire ses modèles (la montagne, l'île, le lac), on se met à l'écoute de ses débats.
Dans un style clair et précis, cet essai, publié initialement sous le titre «Réinventer la nature», propose un parcours à travers l'histoire d'une science qui reste une science de la nature, mais une nature riche de belles régularités autant que de phénomènes imprévisibles, une nature à maîtriser autant qu'à contempler et à protéger.
-quatrième de couverture-


-La Revue : Ecologie & Politique

Dirigée par Jean-Paul Deléage et Michael Löwy
Déjà une dizaine de titres dans cette collection des éditions Syllepse.
Argument éditorial : Les questions écologiques ont pris une dimension planétaire. Dans une biosphère aux dimensions finies, nous vivons dans des sociétés du risque majeur. Pour que l’argent produise toujours plus d’argent, et toujours plus vite, terres, cieux, eaux et espèces vivantes ont été sacrifiés à la logique dévorante de la marchandise. Quant aux humains, ils subissent massivement les maladies infligées par l’irresponsabilité de la civilisation capitaliste industrielle. La revue et la collection se proposent de permettre d’exprimer tout à la fois notre appartenance à la nature, mais aussi les rapports sociaux injustes et les régulations politiques archaïques qui pèsent sur les humains et de contribuer au renouveau de la pensée critique dont est porteuse l’émergence multiforme de la pensée écologique.
- Présentation de l'éditeur -
Éditions Syllepse - 69 rue des Rigoles - 75020 Paris
Tel : 01 44 62 08 89



              

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Jeudi 2 octobre 2008

A REVOIR : l'emission du 1 er octobre 2008.

Débat sur la place de la voiture dans notre société à quelques jours de l’ouverture du mondial de l’automobile.

Invités : Denis Baupin, Luc Alphand, Laurent Hecquet, Charlotte Des Georges, François Ascher, Mathieu Flonneau

Denis Baupin,
adjoint au maire de Paris
Livre : « Tout voiture, no future » (L’Archipel 2007).

Luc Alphand,
pilote automobile.

Laurent Hecquet,
délégué général de “40 millions d’automobilistes”.

Charlotte des Georges,
humoriste.
Spectacle : « Tout n’est pas rose  ».

François Ascher,
urbaniste, et sociologue.
Livre « Les nouveaux compromis urbains » (Editions de l’Aube 2008).

Lien : http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/index-fr.php?page=emission&id_rubrique=371
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Mercredi 17 septembre 2008

 

Paul Arnould et Yvette Veyret, Atlas des développements durables : un monde inégalitaire, des expériences novatrices, des outils pour l'avenir Editions Autrement, Septembre 2008. 

EMISSION A PODCASTER :  http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/planete/




 

Yvette Veyret (dir.), 2005, Le développement durable : approches plurielles, Paris, Hatier, Collection « Initial ».

Depuis quelques années les ouvrages sur la question du développement durable se multiplient dans diverses collections donnant souvent une approche univoque propre à la discipline qui traite du sujet. Il est cependant encore rare d’avoir une approche pluridisciplinaire voire interdisciplinaire d’une notion qui commence à s’imposer dans notre société post-moderne enfin consciente de la vulnérabilité de la nature et de la nécessité de la préserver.

Les éditions Hatier publient un ouvrage consacré au développement durable dans la récente collection « Initial » Histoire-Géographie, sous la direction d’Yvette Veyret Professeur de Géographie à l’Université Paris-X, qui donne un éclairage pluridisciplinaire au développement durable. L’ouvrage part du constat que cette notion n’est pas appréhendée de façon identique par un géographe, un économiste, un juriste, un politiste ou un spécialiste des sciences de la vie et de la Terre comme l’évoque le titre inscrit sur son frontispice Le développement durable : approches plurielles. C’est là que réside l’intérêt de l’ouvrage qui dresse un bilan des discours et des approches des différentes disciplines mobilisées. Cette approche pluridisciplinaire doit contribuer à établir les fondements d’une réflexion sur le développement durable en favorisant le dialogue et l’échange entre les disciplines. C’est à partir de cette approche que des points de convergence pourront émerger et que les divergences de points de vue pourront être explicitées afin de construire un concept.

L’objectif de l’ouvrage est de présenter plusieurs lectures voire plusieurs approches destinées à un public souhaitant comprendre cette notion complexe et en particulier ceux qui doivent l’enseigner dans les écoles, les collèges et les lycées. Pour répondre à cet objectif, l’ouvrage est structuré en deux grandes parties. La première partie (chapitres 1 à 6) décline les différentes disciplines scolaires concernées par son enseignement dans le premier et second degré (à l’exception du droit). Cette première partie traite la question du développement durable sous l’angle de la diversité des échelles d’analyse et des acteurs. Ainsi, cette première partie s’achève sur la position des instances internationales, en particulier de l’Organisation des Nations Unies (ONU), en charge de questions cruciales liées aux grands problèmes écologiques contemporains comme le changement climatique et les effets sur l’économie (chapitre 6).

La seconde partie (chapitres 7 à 11) aborde des exemples variés d’application du développement durable dans le domaine de l’agriculture, de l’urbanisme et de la santé humaine. Deux exemples sont particulièrement développés, l’un en France dans une commune de Picardie et l’autre à Madagascar, qui montrent des gestions différenciées entre les pays du Nord et les pays du Sud.

Les chapitres de la première partie ne présentent pas seulement la contribution de diverses disciplines au développement durable et ceux de la seconde partie ne donnent pas uniquement des éclairages thématiques, mais s’interrogent de façon pertinente sur les acteurs et les échelles du développement durable. Qui doit promouvoir le développement durable ? A quelle échelle faut-il envisager la mise en application des politiques de développement durable ? Quel cadre territorial d’application privilégier ? Si le développement durable a été érigé au rang de mission planétaire depuis le Sommet de la Terre, en 1992 à Rio de Janeiro, lors de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, en revanche sa mise en œuvre par quelque 150 Etats présents doit se faire à l’échelle locale en incitant les collectivités locales à élaborer un programme d’action sous la forme d’un agenda 21. Cette échelle d’application rend plus concrète la notion complexe qu’est le développement durable.

Le deuxième chapitre « Le développement durable saisi par le droit » est à ce titre fort intéressant dans la mesure où il aborde plus particulièrement les effets juridiques du développement durable sur les politiques urbaines et d’aménagement du territoire. L’auteur rappelle que l’expression « développement durable » n’apparaît dans le vocabulaire législatif français qu’à partir du milieu des années 1990, mais n’est consacré de façon emblématique par le titre de la loi dite « Voynet » de 1999 relative à l’orientation pour l’aménagement et le développement durable du territoire. La loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) du 13 décembre 2000 impose même la prise en compte du développement durable dans les nouveaux documents de planification comme le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) et le Plan local d’urbanisme (PLU). Cependant, face au foisonnement du vocable voire à l’omniprésence du terme, le juriste doit aujourd’hui s’interroger sur sa portée pratique dont les significations demeurent très incertaines (p. 43). Si le corpus juridique est vaste et dispersé dans plusieurs codes spécifiques (code de l’urbanisme, de l’environnement, rural, santé publique, construction et habitation…), il manque en revanche souvent de clarté et souffre d’incohérence due à la dispersion dans différents codes. Une codification unique semble nécessaire et donnerait davantage de pertinence et d’efficacité aux objectifs multiples et extensifs du développement durable relevant d’approches globalisantes et transversales. Le premier chapitre nous rappelle que la Géographie est l’une des disciplines les plus aptes à développer une approche globalisante puisque l’un des fondements de l’analyse géographique depuis la fin du XIXe siècle repose sur les rapports nature/société. Par la suite, cette discipline s’est intéressée au cours de la seconde moitié du XXe siècle aux questions de développement et sous-développement dont la réflexion peut contribuer à mieux associer les piliers du développement durable. L’exemple de Madagascar, développé dans le onzième chapitre, prend une signification particulièrement forte en révélant un important décalage entre les deux principales exigences impliquées par le développement durable qui sont la préservation des ressources naturelles sur le long terme et l’amélioration des conditions de vie des hommes. Depuis le début des années 1990, Madagascar s’est engagé dans une politique environnementale ambitieuse et sans équivalent en Afrique en élaborant un Programme national d’action environnementale (PNAE) qui dresse le double constat de la pauvreté croissante et de la dégradation des ressources naturelles. La croissance démographique rapide, associée à la pauvreté, est à l’origine de pratiques extensives et prédatrices détruisant les ressources naturelles de l’île qui ne peuvent se reconstituer dans la mesure où les écosystèmes se trouvent fortement dégradés (augmentation de l’érosion des sols, perte de fertilité des sols…). Pour interrompre l’inéluctabilité de ces enchaînements les politiques publiques ainsi que les ONG de protection de la nature privilégient d’abord la conservation des forêts comme moyen de combattre l’appauvrissement des populations, source essentielle de développement. De nombreux acteurs tant locaux qu’internationaux ont profité des effets de la politique environnementale menée à Madagascar pourtant contrastés selon les objectifs poursuivis et les acteurs impliqués. Cet exemple malgache donne la mesure d’un profond décalage existant entre les pays du Nord et du Sud, rappelant que les inégalités demeurent (p. 266). Le développement durable doit contribuer à renforcer la coopération entre les pays dans le cadre d’une gouvernance mondiale fondée sur un partenariat politique et économique développant les sociétés et conservant leur cadre de vie.

Les exemples, nombreux et originaux, aident à mieux cerner la notion de développement durable encore complexe et polysémique, malgré la publication de nombreux ouvrages donnant des interprétations multiples et parfois contradictoires : certaines sont éco-centrées, d’autres sont anthropocentrées. L’absence d’une approche interdisciplinaire pour aborder une question comme le développement durable en est certainement la cause. Le lecteur pourra regretter le manque d’un regard croisé, certes bien difficile à établir, entre les différentes disciplines mobilisées plus souvent juxtaposées qu’intégrées, mais il pourra en revanche apprécier le remarquable bilan dressé des différentes approches disciplinaires pour la plupart relevant des sciences humaines, économiques et juridiques.

http://developpementdurable.revues.org/document2959.html

 

 

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Vendredi 4 juillet 2008
La  hausse du prix du pétrole entrainne toute une série de conséquences sur l'éconnomie.

•La politique monétaire est l'action par laquelle l'autorité monétaire, en général la banque centrale, agit sur l'offre de monnaie dans le but de remplir son objectif de stabilité des prix.
Elle tache également d'atteindre les autres objectifs de la politique économique : la croissance, le plein emploi, l'équilibre extérieur. La politique monétaire se distingue de la politique budgétaire. Ces deux politiques interagissent et forment ensemble le policy-mix.
Au XIXe siècle, les objectifs de la politique monétaire font l’objet d’une opposition entre la Currency school, héritière du Bullionisme, et la Banking school prônant respectivement un contrôle et une liberté de la création monétaire.
Les conséquences de la politique monétaire sont très larges : elles portent sur le niveau des prix ainsi que sur le niveau d'activité. L'objectif de la politique monétaire est de contribuer à la sauvegarde de la valeur interne et externe de la monnaie nationale, condition nécessaire pour une stabilité des prix. Le contrôle de la société sur l'autorité monétaire s'exprime à travers des objectifs qui sont assignés à sa politique, ainsi que sur le contrôle a posteriori dont elle fait l'objet.


•On parle de stagflation pour décrire l'état d'une économie qui souffre à la fois :
-d’une faible croissance (située sous le niveau de la croissance potentielle), souvent accompagnée d'un niveau élevé du taux de chômage
-et d'une forte inflation (c’est-à-dire une croissance rapide des prix)
Ce mot-valise (contraction de « stagnation » et d’« inflation ») aurait été forgé par l'économiste autrichien Friedrich Hayek pour décrire des effets pervers du keynésianisme qu'il anticipait, ou par le Chancelier de l'Échiquier Iain Macleod en 1965. Il a ensuite été utilisé pour décrire l’originalité de la crise de 1973.


•Rôle de la politique monétaire
La stagflation rend difficile la tâche des banques centrales. L’objectif des banques centrales est de mettre en place une politique monétaire (c'est-à-dire essentiellement de fixer le niveau de leurs taux directeurs) qui favorise une croissance économique durablement élevée compatible avec le maintien d’une inflation stable.
En augmentant leurs taux directeurs, les banques centrales permettront de réduire l'inflation, mais ceci aura un impact négatif sur la croissance économique déjà faible.
Historiquement, la sortie de la période de stagflation des années 1970 et 1980 a pu se faire grâce à des taux directeurs fixés transitoirement à un niveau très élevés, sous le mandat de Paul Volcker.


•Le keynésianisme est une école de pensée économique fondée par l'économiste britannique John Maynard Keynes.
Ses adeptes – plus ou moins critiques du libéralisme économique – ont retenu notamment sa position en faveur de l'intervention active de l'État au sein de l'économie, à certains moments précis, pour assurer le plein emploi. Ce courant, qui s'opposait à l'école néoclassique, a été dominant de 1945 jusqu'aux années 1970, voire 1980 dans certains pays.
Les courants dominants actuels sont la synthèse néo-classique et le néo-keynésianisme – et la nouvelle économie keynésienne – qui reprennent certains éléments keynésiens.
Le courant plus mineur du post-keynésianisme se place en opposition radicale face aux principaux courants actuels et veut conserver les aspects les plus contestataires et hétérodoxes du keynésianisme.
Le keynésianisme est une théorie fondée sur la demande, la monnaie et le taux d'intérêt.


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