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Les Végétaliseurs : ecologie

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Questions essentielles

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Jeudi 24 janvier 2008

Economiser l'eau, c'est parier sur l'avenir : l'eau devient une denrée rare. C'est le moment de répondre aux préoccupations des particuliers mais aussi des professionnels.

Été 2005, la France était à sec. Pas moins de 72 départements ont tiré la langue, soumis à des mesures de restriction de consommation d'eau. Du jamais-vu depuis la fameuse sécheresse de 1976. Beaucoup d'industriels ou de collectivités locales n'ont cependant pas attendu cette nouvelle pénurie pour s'apercevoir que l'eau devenait une ressource rare. La prise de conscience fait également du chemin chez certains consommateurs qui ont vu leur facture d'eau s'alourdir d'année en année. Pour répondre à ces préoccupations récentes, de nouvelles activités émergent en France. Elles sont diverses, prometteuses et viables. C'est donc le bon moment pour se lancer sur le créneau de l'économie d'eau potable.
"Il y a un réel intérêt pour la récupération d'eaux pluviales de la part de collectivités locales ou de maîtres d'ouvrage dans la construction", confirme Bernard de Gouvello, animateur du "pôle eau" au Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). Récupérer l'eau tombée du ciel pour arroser son jardin ou nettoyer ses toilettes est une habitude déjà très répandue dans les pays du nord de l'Europe, notamment en Allemagne. Là-bas, nombreuses sont les maisons dont les gouttières de toit alimentent des cuves de stockage soigneusement enterrées.

La récupération d'eau de pluie débarque en France

Cette activité arrive tout juste en France mais semble déjà prometteuse. Dominique Six, le directeur commercial de Eaux de France, une société de Tourcoing (59) qui fabrique et vend des équipements de récupération, voit son chiffre d'affaires décoller depuis deux ans : "Nous doublons nos ventes chaque année, déclare-t-il. 600 000 euros en 2004, 1,4 million en 2005 et 3 millions prévus en 2006 !" Une envolée due en partie aux demandes des collectivités locales. Les municipalités, notamment celles dont les administrés sont confrontés à des problèmes de pénurie, cherchent à donner l'exemple. Équiper un gymnase ou une école d'un système de collecte d'eau de pluie pour arroser le terrain de foot voisin permet aussi de se forger une image "éco-citoyenne" en montrant que l'on se préoccupe des ressources naturelles de la région. Quant aux industriels, parfois gros consommateurs d'eau, ils espèrent alléger leur charge. Ils peuvent aussi bénéficier, sous certaines conditions, d'aides financières de la part des agences de l'eau, ces établissements publics chargés de gérer la ressource dans leur région. Les agriculteurs, montrés du doigt pour irriguer excessivement leurs vergers ou leurs champs de maïs, pourraient également s'intéresser à ces solutions. Sans oublier les constructeurs de maisons individuelles, de plus en plus concernées par l'économie d'eau.




par LOVEPLANET publié dans : Les éco-entreprenneurs communauté : ObjectifTerre
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Vendredi 11 janvier 2008

Le figaro-Débats/L'éditorial d'Yves Thréard du 11 janvier.

Les anti-OGM ont gagné. La probable décision de suspendre la culture du maïs transgénique Mon 810, le seul cultivé en France à des fins commerciales, peut être interprétée comme un acte de sagesse. Elle pose néanmoins beaucoup de questions. Et on ne peut s'empêcher de penser qu'un effet «Grenelle de l'environnement» est passé par là.

Contrairement à Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy s'était plutôt déclaré favorable aux OGM pendant la campagne présidentielle. Posture courageuse alors que tous les sondages montrent invariablement que près des deux tiers des Français y sont hostiles. Attitude de rupture aussi par rapport au principe de précaution, érigé en nouvelle loi d'airain des sociétés avancées. Mais qui revient à dire : dans le doute, abstenons-nous.

Le futur chef de l'État pouvait quand même se prévaloir de nombreuses études soulignant l'innocuité des organismes génétiquement modifiés. Un rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments souligne même, en 2004, leur caractère bénéfique pour la santé.

Puis l'heure du «Grenelle de l'environnement» a sonné. La guerre entre pro et anti a été soigneusement évitée. Aucun accord n'a été trouvé, seul un constat dressé : il faut continuer à chercher. Une Haute Autorité sur les OGM a donc été diligentée qui, comme par miracle aujourd'hui, conclut à des «doutes sérieux». Condition nécessaire pour renvoyer le dossier aux instances européennes. Autant dire aux calendes grecques, car les Vingt-Sept sont loin d'être sur la même longueur d'onde.

Cette Haute Autorité prétend apporter des «faits scientifiques nouveaux». Pourtant, elle ne dit rien qu'on ne sache déjà. Notamment sur les risques de dissémination à d'autres cultures sur plusieurs dizaines voire centaines de kilomètres. Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État à l'Écologie, l'a toujours affirmé.

Mais le «Grenelle de l'environnement» fut un tel événement, relayé dans le monde entier, une telle fierté, partagée par la majorité des Français pour montrer qu'ils prenaient les premiers conscience de la nécessité de protéger la planète et ses occupants, un tel exemple à suivre, présenté comme une révolution culturelle, un pacte fondateur devant l'universel, qu'avaliser les OGM devenait politiquement impossible, intenable, inopportun. Ce n'était pas le sens de l'histoire.

La FNSEA dénonce «l'hypocrisie», la «démagogie» d'un moratoire. Le bétail européen n'est-il pas élevé avec du soja OGM importé ? Économiquement, c'est laisser le champ libre aux multinationales américaines et aux nations émergentes qui investissent des milliards dans ce domaine. Cela rend vains tous les discours sur la recherche-développement, facteur d'une croissance tant espérée.

Mais, au-delà des enjeux financiers, on peut regretter la frilosité, le manque d'audace de la France. Pays où, certes, l'affaire du sang contaminé a laissé des traces indélébiles. Pays où la démocratie d'opinion dicte trop souvent sa loi à l'action politique.


http://www.lefigaro.fr/debats/2008/01/11/01005-20080111ARTFIG00312-les-ogm-contre-le-sensde-l-histoire.php

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Ouest-France/La Haute Autorité sur les OGM a émis des « doutes sérieux » sur le maïs Mon 810. Y avait-il des faits nouveaux ? Explications.

 
Le Comité de préfiguration de la Haute Autorité (1) a, en moins d'un mois, rassemblé, analysé et discuté une quinzaine d'études scientifiques nouvelles consacrées au maïs Monsanto, le Mon 810, le seul cultivé en France et en Europe. Une question lui était posée : y a-t-il des éléments scientifiques nouveaux, inconnus il y a dix ans lors de l'autorisation accordée à ce maïs qui produit son propre insecticide ? La réponse est oui. Ce maïs transgénique a le pollen plus voyageur que prévu. Et ses effets ne touchent pas seulement la pyrale, une chenille, son principal ennemi. Cependant, dans un courrier diffusé hier soir, une majorité des scientifiques de la Haute Autorité se disent indignés par le terme « doutes sérieux » inscrit dans l'avis définitif par le président, Jean-François Le Grand. Ils avaient des « interrogations » mais n'ont jamais qualifié ces nouveaux faits de « négatifs », disent-ils.

Jusqu'où cet OGM peut-il se propager ? Quand il a été autorisé, en 1998, les experts estimaient que son pollen ne pouvait se propager qu'à quelques mètres. Des études récentes, menées notamment par Antoine Messéan, chercheur à l'Inra, publiées en 2007, révèlent que le pollen, emporté par les vents, et toujours actif, peut parcourir de grandes distances. On ne parle plus de mètres mais de kilomètres. En altitude, le pollen rencontre de meil-leures conditions de survie qu'au sol (température, humidité), expliquent les chercheurs. Conclusion de la Haute autorité : il peut y avoir « pollinisation croisée entre champs d'OGM et champs sans OGM, à l'échelle d'une petite région agricole ».

Un OGM toxique pour d'autres espèces
 ? De nouvelles étu-des confirment des effets toxiques « avérés à long terme » sur des espèces animales que ce maïs est censé épargner. Il cible la pyrale, mais il atteint également les monarques (un papillon), les lombrics (vers de terre) et toute une petite faune des sols jusqu'aux bactéries. La toxine de l'OGM a également été retrouvée dans les milieux aquatiques. Elle reste active dans l'eau pendant 20 à 40 jours selon une étude réalisée en 2007. Des analyses complémentaires sont souhaitées.

Des effets sur la santé humaine
 ? La Haute Autorité n'a eu ni le temps ni les moyens de trancher ce débat qui divise la communauté scientifique. Cet OGM est depuis de nombreuses années testé sur des rats de laboratoire. On le leur fait ingurgiter pendant 90 jours. Ces tests, dit-elle, sont insuffisants. « Des études menées sur du long terme et sur d'autres espèces que le rat sont nécessaires. »Bernard LE SOLLEU. (1)


http://www.ouest-france.fr/OGM-pourquoi-la-Haute-Autorite-a-dit-non-/re/actuDet/actu_3636-507169-----_actu.html


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Challenges/OGM : polémique autour des "doutes sérieux" de la Haute autorité


Certains de ses membres expliquent que le terme ne figurait pas dans leur projet d'avis et relève d'une interprétation excessive.

Vives critiques sur l'avis de la Haute autorité provisoire sur les OGM, jeudi 10 janvier. 14 scientifiques membres de cette autorité ont ainsi contesté les "doutes sérieux" évoqués par le président de l'instance, Jean-François Le Grand, pour présenter l'avis sur le maïs MON810 de Monsanto. Un avis qui pourrait ouvrir la voie à l'activation de la clause de sauvegarde.
Les scientifiques font remarquer que ce terme ne figurait pas dans le projet d'avis rédigé le 9 janvier. Ils se disent "gênés par le décalage entre l'avis tel qu'ils l'ont rédigé et sa transcription" et "regrettent le manque de temps qui ne leur a pas permis, d'une part de réaliser une expertise plus complète du MON 810 selon les critères de l'expertise collective, et d'autre part de relire sereinement l'avis avant sa diffusion".
Un avis critiqué par le botaniste Pierre-Henri Gouyon, également membre de la Haute autorité, qui reconnaît que Jean-François Le Grand "aurait pu mieux séparer ce qui était le texte du comité de son interprétation", mais juge que "le doute est évident devant l'ensemble des faits".

Critiques d'Accoyer
Jeudi, le président de l'Assemblée nationale a lui aussi vivement critiqué l'avis de la Haute autorité sur les OGM et a demandé que les décisions en la matière soient basées sur "de véritable conclusions scientifiques". Bernard Accoyer a aussi contesté l'action des militants anti-OGM et de l'altermondialiste José Bové, en grève de la faim pour que la France active la clause de sauvegarde.
L'avis du Haut comité a également suscité la colère du syndicat des producteurs de grandes cultures (blé, maïs et oléoprotéagineux), qui a pointé des "mensonges" et une "politique politicienne".
Moins surprenant: Monsanto France a aussi réagi jeudi. La filiale du géant américain de l'agrochimie Monsanto a émis "des doutes sérieux" sur le travail d'évaluation de son produit. Pour Monsanto France, "réalisée trop rapidement par une autorité mise en place à titre temporaire, la revue concernée pose question. Elle n'ajoute rien de nouveau au corpus considérable de preuves scientifiques et de revues multiples déjà menées sur le Mon 810 par les autorités compétentes à travers le monde et incluant l'Union Européenne et la France".

http://www.challenges.fr/20080111.CHA5913/ogm__polemique_autour_des_doutes_serieux_de_la_haute_au.html

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Libération/L’avis de la Haute Autorité sur les OGM contesté de l’intérieur

Le maïs OGM n’a pas fini de coller au doigt du gouvernement. Mercredi soir, tout semblait réglé. A l’issue de la dernière réunion d’évaluation du maïs Mon 810 par le comité de préfiguration de la Haute Autorité sur les OGM, son président, le sénateur Jean-François Le Grand, avait lâché les mots magiques : il y a des «doutes sérieux». Mot pour mot les termes évoqués la veille par Sarkozy comme un préalable pour activer la clause de sauvegarde, qui suspendrait la culture en France. Sauf que ces termes ne figurent pas dans l’avis rendu, comme l’ont déploré hier soir, dans un texte, 14 membres (dont 12 des 15 scientifiques) de la Haute autorité, qui se disent «gênés par le décalage entre l’avis tel qu’ils l’ont rédigé et sa transcription».

L’avis souligne «plusieurs faits scientifiques nouveaux», comme la dispersion du pollen sur de grandes distances, ou des effets toxiques sur certaines espèces. Il évoque aussi des «questions insuffisamment prises en compte dans l’évaluation des impacts», pointant par exemple les limites des tests toxicologiques. Bref, les «informations nouvelles» réclamées par Bruxelles pour une clause de sauvegarde sont là. Mais pas les «doutes sérieux». «[Le sénateur] aurait pu mieux séparer ce qui était le texte du comité de son interprétation. Mais le doute est évident devant l’ensemble des faits, résumait hier à l’AFP le botaniste Pierre-Henri Gouyon, membre de la Haute Autorité (et non signataire du texte critique). L’exercice auquel on se livre dans ce comité est très difficile puisqu’on a notamment des gens qui sont là pour promouvoir les OGM, comme les semenciers.» Des semenciers, comme Monsanto, qui ont passé la journée à critiquer l’avis de la Haute autorité, estimant que «cette revue réalisée trop rapidement, ne peut en aucun cas constituer la base d’un processus éclairé de décision». Même critique chez Bernard Accoyer, président de l’Assemblée : «Nous ne pouvons nous satisfaire de tels verdicts d’un comité nommé avec peut-être un peu de précipitation.» Le président de la République a assuré qu’il prendrait sa décision «dans les tout prochains jours».

http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/303153.FR.php



par LOVEPLANET publié dans : Revue de presse communauté : Ecologie et Environnement
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Lundi 31 décembre 2007

Ça ne peut plus durer!

Pendant deux siècles, l'homme a tiré allègrement sur les entrailles de la Terre pour produire son énergie. Il a pollué l'air et l'eau en abondance sans même en avoir conscience. Il a fait disparaître des milliers d'espèces animales et végétales. Il a fabriqué un prodigieux développement économique dans l'ignorance totale de l'environnement. Mais cette domination de l'homme sur la nature est condamnée à disparaître. Nous allons devoir « changer la croissance pour sauver la Terre », comme l'indique le titre de notre cahier de 16 pages, publié juste avant deux manifestations auxquelles sont associés « Les Echos » - le Forum européen pour le développement durable et une entreprise responsable (Feder), jeudi et vendredi, et la deuxième université de la Terre, samedi à l'Unesco.

Ça ne peut plus durer, parce que le climat change peut-être irrémédiablement. La température monte parallèlement aux émissions de gaz à effet de serre. Les scientifiques du Groupe d'experts intergouvernmental sur l'évolution du climat estiment que les deux sont très probablement liés. Et que le réchauffement va se poursuivre, menaçant des équilibres écologiques précieux. Le film d'Al Gore, « Une vérité qui dérange », a accéléré la prise de conscience. Tout comme la douceur de l'hiver... et le rapport de Nicholas Stern sur la colossale facture du réchauffement. A Pékin, les dirigeants parlent de la nécessité d'un « développement plus viable ». Même à Washington, l'état d'esprit change.

Ça ne pourrait plus durer, même si le réchauffement climatique n'était pas dû à l'activité humaine. Car les signes d'épuisement de notre bonne vieille planète se multiplient. Avec le triplement des cours du pétrole, les majors ont fini par admettre que les ressources d'or noir n'étaient pas illimitées. Leurs dirigeants situent le pic au-delà duquel la production reculera dans les années 2020 - c'est-à-dire demain. Les ressources en poisson diminuent dangereusement. Des nappes souterraines d'eau se vident. Des millions d'hectares de forêts disparaissent chaque année. Et il n'y a pas assez de terres cultivables pour nourrir toute la planète et remplir tous les réservoirs de voiture.

Face à ces constats, certains prônent la décroissance. La perspective est non seulement déprimante mais aussi criminelle sur une planète où près de 1 milliard d'humains ne mangent pas à leur faim. La seule vraie solution, c'est de trouver collectivement les moyens d'une autre croissance, en accomplissant une formidable révolution technique, sociale, culturelle, d'une ampleur comparable à celle de la révolution industrielle. Il nous faudra aussi élargir nos horizons, transformer nos systèmes de mesure pour calculer un « PIB bio » et des « profits reproductibles ». En se rapprochant de l'écologie, l'économie renouera avec l'une des définitions les plus classiques de la science économique : l'affectation de ressources limitées à des besoins illimités.

PAR JEAN-MARC VITTORI - Réconcilier écologie et économie

http://www.lesechos.fr/info/analyses/4557037.htm

NOTE : cet article est paru sur le site : Les échos.

 

par LOVEPLANET publié dans : Econnomie communauté : Accueil et présentation
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Lundi 31 décembre 2007
          Parution depuis le 15 novembre 2007!
               http://www.collectifargos.com/
 

Selon l’ONU, « environ 150 millions de réfugiés du climat devraient être déplacés d’ici à 2050 ».


Pendant quatre années, les photographes et les rédacteurs d’Argos ont partagé la vie quotidienne des Réfugiés climatiques. Ces hommes et femmes déjà poussés à l’exil à cause du réchauffement du climat. De l’Alaska où se pose le problème du dégel des sols arctiques, aux îles Tuvalu, Maldives et Halligen pour témoigner de la montée du niveau des mers, en passant par le Tchad et la Chine gagnés par la désertification, le Bangladesh qui subit l’inondation des deltas, le Népal victime de la fonte des glaciers ainsi que les Etats-Unis où les cyclones sont de plus en plus violents. Soit, au terme de ce périple : neuf escales afin d’éveiller les consciences sur l’ampleur des mouvements de population à venir et la perte d’une pluralité ethnique et culturelle.



Editions Infolio. 352 pages. 200 photos couleur. 39 euros.
Disponible dans toutes les librairies
Publié avec le soutien de : Ademe, Medad, Picto, Bourse 3P, HSBC


par LOVEPLANET publié dans : Les réfugiés climatiques communauté : Carnets-de-voyages
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Lundi 31 décembre 2007
Les pôles constituent les observatoires privilégiés de l'état de santé de la planète.

Les régions polaires sont les premières affectées par le réchauffement de la planète. Depuis que des relevés de température y sont effectués, c'est-à-dire depuis cinquante ans, la température a augmenté en moyenne de 2,1°C en Arctique et de 2,5°C dans la péninsule Antarctique contre 0,6°C à la surface de la planète. Les hautes latitudes se réchauffent donc deux à trois fois plus vite que les zones tempérées. La fonte des glaces de mer – essentiellement au pôle Nord (l'Arctique est un océan contrairement à l'Antarctique qui est un continent) – accélère encore le processus.

La banquise, de par sa couleur blanche, renvoie la majeure partie du rayonnement solaire vers la haute atmosphère, maintenant de la sorte des températures extrêmement froides. Or, lorsqu'elle fond, les rayons du soleil peuvent venir chauffer les océans, qui emmagasinent alors de la chaleur (trois à quatre fois plus qu'une surface glacée ou enneigée), contribuant ainsi à accélérer le processus de fonte de la glace restante. On estime que, depuis le début des années 80, près de 2 millions de kilomètres carrés ont disparu de la calotte polaire arctique en été.

Ce phénomène, dit d'albédo, est également vrai pour les calottes polaires (glaces d'eau douce) du Groenland et de l'Antarctique mais comme elles sont beaucoup plus épaisses que la banquise (plusieurs milliers de mètres, contre quelques mètres), leur fonte n'a pas les mêmes répercussions.

Coupé du reste du monde par un océan d'eaux glaciales, avec son énorme couverture de glace et ses températures extrêmement froides, le continent antarctique est moins affecté que le pôle Nord par le réchauffement global de la planète – même si les plus fortes hausses de température sont observées dans la péninsule Antarctique. 97% des glaciers ont reculé depuis dix ans. Partout ailleurs, à l'exception de quelques zones localisées dans l'Antarctique-Ouest, la couche de glace est stable, voire elle s'épaissit dans quelques sites à l'est.

Les carottes de glace extraites par forage contiennent des bulles d'air emprisonnées depuis des centaines de milliers d'années. Or ces précieux indices permettent de suivre l'évolution de la composition atmosphérique. Résultat : la teneur en dioxyde de carbone (CO2), l'un des principaux gaz à effet de serre (GES)*, n'a jamais été aussi élevée depuis 650 000 ans.

Quel est le véritable impact de cette hausse de GES sur le climat de la planète ? Les scientifiques ne le savent pas encore précisément. Il est néanmoins certain que la teneur en GES a connu des variations au cours du temps et joué un rôle « amplificateur » dans les grands changements climatiques de la planète.

Cependant, la perturbation de la composition atmosphérique depuis un siècle – c'est-à-dire depuis le développement d'activités humaines génératrices de GES (industrie, agriculture, transports…) – est sans commune mesure avec ces variations naturelles. Parallèlement, la Terre se réchauffe à un rythme et avec une ampleur encore jamais enregistrés. Il ne fait donc pratiquement plus aucun doute aujourd'hui que les activités humaines, en augmentant l'effet de serre, contribuent largement au réchauffement de la planète.


 

 

par LOVEPLANET publié dans : Que dit la recherche? communauté : Ecologie et Environnement
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